[Feedback] Lime Ears Ψ

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DarkZunicorn
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[Feedback] Lime Ears Ψ

Message par DarkZunicorn »

LIME EARS Ψ
Je remercie Lime Ears de m’avoir confié les Ψ (prononcez « psi ») et notre responsable Média & Partenariat, MrLocoLuciano, d’avoir organisé leur prêt tournant.
Toutes mes opinions sur la sonorité de ces intras reflètent ma seule subjectivité et ne prétendent pas exprimer une vérité universelle.
Tous les clichés de ce retour sont de moi (et pris à main levée avec un vieux mais vaillant Canon G11).

LA MARQUE ET LE PRIX
Lime Ears est une entreprise polonaise spécialisée dans les écouteurs intra-auriculaires moulés, cofondée en 2012 par Emil Stolecki et domiciliée à Varsovie. On en parle depuis 2014 sur Tellement Nomade : http://www.tellementnomade.org/forum/vi ... 278&t=7368
Il est à noter que, depuis fin 2018, Lime Ears propose deux de ses modèles, les Model X et les Aether R, en version universelle, comme on peut le voir sur leur boutique en ligne : https://limeears.com/shop/
Ce n’est pas le cas des Ψ. L’aspect des Ψ est cependant paramétrable sur leur page d’achat et, si vous les voulez avec leur commutateur basculant ou bass switch qui est une option facturée 50 € par la marque, ils vous coûteront un minimum de 675 € hors frais de port.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES ET PROTOCOLE DE TEST
Les Lime Ears Ψ sont des écouteurs intra-auriculaires contenant un circuit composé de trois drivers à armature précédés par un filtre passif divisant le signal dans les trois bandes de fréquences allouées respectivement aux drivers : basses, médiums et aigus.
Les sorties des armatures donnent dans une canule à deux conduits.
Sur la version universalisée qui m’a été prêtée, ces conduits présentaient des diamètres de sortie différents. L’on remarquera aussi, sur le gros plan de la canule, le positionnement quasi-périphérique du plus petit de ces orifices : les embouts fournis qui semblaient être des Spinfit CP100 de dernière génération le bouchaient en partie, ce qui, à l’oreille, se traduisait par une diminution des aigus et un assombrissement de la signature (peut-être voulus par la marque).
J’ai donc préféré équiper les Ψ d’embouts dotés d’une canule à gros diamètre intérieur, afin de laisser ce petit orifice bien dégagé, comme il l’est (je suppose) dans la version moulée : ce furent les Sedna Light de la marque coréenne Azla.
Par ailleurs, afin de pouvoir écouter ces intras en symétrique, je leur ai adjoint mon câble de test préféré en 2-Pin/0,78, le OAO DarkZunicorn Silver que j’ai toujours trouvé très respectueux du signal et qui est un produit exclusif de notre camarade lordtaylor.

L’une de mes sources pour ce test a été la sortie symétrique en XLR4 de mon Pioneer U-05-S relié en Wasapi à mon ordinateur portable sur lequel ma play-list de test tournait dans le player MusicBee. Je n’ai pas utilisé toute cette liste, très longue, mais seulement les titres énumérés plus loin. Cette sortie symétrique du Pioneer U-05-S était munie d’un adaptateur ultra-court vers jack femelle TRRS 2,5 mm de chez (Mass)Drop ainsi que d’un iFi Audio iEMATCH 2.5 en mode Ultra, afin de garantir une impédance de sortie inférieure à 1 ohm. Ce dernier accessoire n’était cependant peut-être pas indispensable, les Ψ ayant une impédance assez haute de 46 ohms pour une sensibilité de 109 dB.
Mon autre source pour ce test a été la sortie casque symétrique de mon fidèle A&K Kann (qui a, quant à elle, une impédance de 1,3 ohm).

L’exemplaire des Ψ qui m’a été prêté était doté du commutateur basculant ou switch qui équipe par ailleurs gracieusement les modèles plus chers de la marque, Model X et Aether R — l’entrée de gamme des Λ (lambda) étant pour sa part dépourvue de cette option.
La marque précise qu’il s’agit de la commande d’un filtre qui « contrôle les basses et les bas-médiums (en dessous de 1000 Hz) ». Il est activé lorsque le commutateur est basculé vers l’arrière (quand les intras sont installés dans l’oreille) et renforce de manière sensible la bande de fréquence indiquée. J’ai cru cependant noter qu’il n’avait pas qu’un impact sur le spectre fréquentiel des Ψ mais également sur leur spatialisation ainsi que sur leur dynamique — comme je m’en explique plus loin.
MUSIQUES ÉCOUTÉES POUR CE TEST
Tous les morceaux étaient en FLAC ou en WAV à 16 bits et 44,1 kHz. (Les liens ci-dessous renvoient vers des vidéos de YouTube.)

Air, “All I Need” (electro-house) :
https://www.youtube.com/watch?v=WQVz21i38Wc
A Perfect Circle, “The Package” (metal prog) :
https://www.youtube.com/watch?v=m2Yhn6-jJPE
Eels, “Daisies of The Galaxy” (folk) :
https://www.youtube.com/watch?v=vDukJXiZhPE
Fugees, “Fu-gee-la” (hip-hop) :
https://www.youtube.com/watch?v=f5hEcVN8fdE
Karma to Burn, “Mt. Penetrator” (blues stoner) :
https://www.youtube.com/watch?v=qjpjjkj-9To
Nirvana, “Dumb – MTV Unplugged in New York”(grunge) :
https://www.youtube.com/watch?v=GtBhclCigH0
Nostromo, “Stillnorn Prophet” (grindcore) :
https://www.youtube.com/watch?v=m4U2yeQtdgs
Robert Rich & Lustmord, “Synergistic Perceptions” (dark ambient) :
https://www.youtube.com/watch?v=Gy6Rg7irrZc
Stiletto, "Reality Port 23" (Drum and Bass trance) :
https://www.youtube.com/watch?v=fNMuM3QrnX0
Swell, “In The Morning” (folk-pop) :
https://www.youtube.com/watch?v=TUID9CMZt8M
John Tchicai & Vitold Rek, “Hullo” (jazz de club) :
https://www.youtube.com/watch?v=ApiEgVxBK6k
Zenzile, “Anti Bass Neighbourhood” (Dub) :
https://www.youtube.com/watch?v=Xc61TXXZx6c

SONORITÉ PERÇUE
Première impressions
Ce qui m’a frappé d’emblée dans l’écoute des Ψ, quand je les ai enfilés pour la première fois, ce furent la clarté et la précision impressionnantes de leur rendu, duo de qualités que je pouvais imaginer sans peine très addictif — pour certains, du moins, car je me suis assez vite aperçu que cette médaille avait un revers : des aigus stridents et durs, notamment en l’absence de filtrage (c’est-à-dire avec les commutateurs basculants en position neutre, vers l’avant).
Et puis, peu à peu, au fil de mes écoutes, il m’est apparu que la résolution des Ψ, de manière assez générale, était plus un effet qu’une réelle qualité.
Ce qui suit est la conclusion d’une semaine d’écoute.
Rendu fréquentiel
Le spectre des Ψ, assez équilibré par ailleurs — du moins avec les commutateurs en position neutre, comme on le verra plus loin —, montre une clarté excessive dans les aigus qui donne à ce registre une espèce de chatoiement désagréable, en particulier à la limite des zones de stridence et de dureté (vers 7 kHz environ). Cela se remarque notamment dans le rendu des voix : certes les Ψ chuintent peu (sur les sons en « ch ») et délivrent des dentales (« d », « t »…) qui sont précises sans être trop incisives mais ils salissent et aigrissent considérablement les sifflantes (tous les sons en « s » donc). C’est encore pire dans la restitution des cymbales, et cela sur tous les morceaux de la play-list, même les moins agressifs — par exemple ceux de Swell ou d’Air —, au point de rendre certains genres quasi-inécoutables , tel le grindcore de Nostromo : dans « Stillborn Prophet », la cymbale sonne à mes oreilles « comme des fourchettes lâchées dans un tiroir à couvert », pour reprendre une image de notre ancien camarade castleofargh.
Dans les deux positions des commutateurs, neutre ou « bass », les mid-aigus sont globalement assez crissants, à la fois crispés et brouillons, suraccentués et mal définis, comme s’ils étaient affectés d’une sorte de surexposition acoustique, d’un fort effet de glare auditif.
Dans sa présentation de ces intras, la marque Lime Ears prétend avoir réussi à obtenir des aigus « croustillants mais pas âpres » (crispy but not harsh). Je pense au contraire qu’elle y a échoué et qu’à l’inverse de certains de ses concurrents (tel FiiO avec ses FH7), elle n’est pas parvenue à résoudre l’équation de base de la restitution de ce registre : concilier clarté et maîtrise, résolution et douceur.
L’ampleur de cet échec est même étonnant au regard du prix de ces intras qui, dans leur rendu des hauts registres, tombent dans le même travers qu’une certaine frange de l’EDG asiatique (dont fait partie notamment KZ) en recourant à des trucs qui sont, je suppose, censés séduire l’« audiophile », comme l’excès de brillance, mais que je trouve pour ma part indignes du haut du MDG.
Les Ψ ne rattrapent guère, selon moi, ce fiasco des hauts registres par leur rendu des médiums que j’ai trouvés en général creux et serrés, affectés d’une forme de réverbération ou de filtrage de type « salle de bains » avec les switches activés et de feutrage desséchant avec les commutateurs en position neutre. D’un point de vue purement fréquentiel (si tant est que cela existe), avec les switches en position neutre, la pointe de dureté des aigus déteint sur les médiums en désincarnant les voix tout en leur donnant une sorte de vernis de brillance qui renforce artificiellement l’impression de résolution : le bruit des lèvres des chanteurs, par exemple, s’en trouve exagérément souligné, ce qui pourra paraître flatteur aux amateurs de détails mais n’en reste pas moins une forme de « traficotage » qui trahit le signal en compromettant son équilibre fréquentiel et même sa dynamique. Avec les commutateurs activés, les voix ont plus de naturel et de fluidité et me paraissent rendues de manière plus authentique ; les hauts-médiums sont également plus « sages » et, curieusement, gagnent en présence ; je l’ai notamment remarqué dans le rendu des guitares du morceau d’A Perfect Circle.
Malheureusement, quand les « bass switches » sont activés… c’est le rendu des graves qui est considérablement déformé ! Les bas registres deviennent alors beaucoup trop proéminents dans la restitution de la musique et ont tendance à « bouffer » tout le signal. De nouveau, pour l’observation de ce phénomène, « The Package » d’APC est tout indiqué avec sa basse proprement monstrueuse mais réglée aux petits oignons pour seulement paraître envahissante (alors qu’en fait elle laisse bien s’affirmer la batterie et, surtout, la voix du chanteur). J’ai constaté par ailleurs que cette boursouflure se remarque toujours plus à mesure qu’on descend dans les octaves. Il m’a même semblé percevoir des distorsions dans le titre de dub free party bien lourd et bien gras de ma play-list, l’« Anti Bass Neighbourhood » de Zenzile.
Avec les les switches en position neutre, les basses sont nettement plus contenues, et cela sur toute l’étendue du registre, des infra-basses aux mid-basses — sans pour autant manquer de présence. Sur la dark ambient de Rich et Lustmord en particulier, j’ai trouvé aux graves des Ψ une belle présence sachant mêler ampleur et rondeur, comme l’exige la ligne de basse synthétique de ce morceau singulièrement vaste et introspectif dans son inspiration. En revanche, il m’est souvent arrivé d’être frustré par la définition de ce registre sur ces intras : les graves des Ψ manquent généralement de texturation, au point de parfois sonner « boomy », même avec les commutateurs en position neutre, sur des genres bien scandés comme la hip-hop (le track des Fugees par exemple). Ils ne cessent pourtant jamais d’être maîtrisés, du moins tant qu’on n’active pas les switches, et ne « débordent » à aucun moment sur le bas-médium : ils sont simplement trop brouillons pour donner durablement l’impression d’être parfaitement détaillés.
Au vrai, ce registre m’a paru sonner sur ces intras multi-BA comme il sonnerait sur des hybrides munis d’un driver dynamique : avec autorité mais aussi, parfois, un peu trop d’imprécision.

Soundstage
La scène des Ψ offre une latéralisation assez précise : la position des sources, dans le panoramique restitué par ces intras, se devine sans peine, même dans ses fluctuations les plus subtiles — comme au début des morceaux d’A Perfect Circle et de Swell, où l’on sent un léger jeu sur le positionnement des instruments par rapport au centre de la scène. Globalement, je trouve que les Ψ évoquent assez fidèlement les espaces de studio, c’est-à-dire aussi bien le positionnement relatif des musiciens les uns par rapport aux autres pendant l’enregistrement que les intentions de spatialisation en phase de production. Maintenant, il m’a semblé que le soundstage de ces intras était plus large que profond, surtout avec les switches en neutre ; en configuration activée, en revanche, j’ai cru percevoir une mise à distance de la musique, avec une position de l’auditeur assez éloignée de la scène, ce qui amoindrit d’autant l’implication ou l’engagement dans l’écoute et semble par contrecoup rendre le signal moins entraînant, moins captivant. Dans ce dernier cas, il ne s’agit pas vraiment d’un approfondissement du soundstage à proprement parler mais plutôt d’une espèce de « tubulurisation » de la spatialisation des Ψ qui rend leur scène non seulement plus distante mais également plus confinée, nimbant le signal d’une ambiance acoustique semblable à celle d’un club en cave. En revanche, quand on désactive les switches, par contraste, le soudstage de ces intras paraît d’un coup latéralisé à l’excès et peut-être même trop aéré et donne l’impression, comme je l’ai remarqué par exemple sur l’extrait de concert de Nirvana, qu’un assez fort effet de reverb style « cathédrale » a été appliqué au signal ; dans le même mouvement, bizarrement, la neutralisation des commutateurs semble aussi rapprocher la scène de l’auditeur ce qui, au final, sur à peu près toutes les musiques, finit par évoquer un filtre de reverb de style auditorium ou amphithéâtre.
Dans l’une ou l’autre position des switches, vous l’aurez compris, je n’ai pas trouvé la spatialisation des Ψ très fidèle à celle du signal. Ce qui n’empêche pas les rencontres heureuses, comme par exemple l’ambient de Robert Rich et Lustmord avec les commutateurs inactivés, cette musique partiuclière conférant peut-être à la scène de ces intras la profondeur qui leur manque.

Dynamique & résolution
La macro-dynamique des Ψ, c’est-à-dire leur capacité à restituer les sautes d’intensité sonore de grande amplitude, est plutôt fidèle avec les switches activés mais « édulcorante » autrement. Si les impacts ont assez de corps avec le « bass effect » (mais au prix des distorsions que j’ai évoquées plus haut et qui, en l’occurrence, se marquaient à mon oreille par une forme de déphasage « gonflant » artificiellement la composante grave d’à peu près tous les instruments de percussion — rendant par exemple la caisse claire du track des Pixies à la fois « boomy » et creuse), ces mêmes impacts m’ont paru manquer de présence en position neutre, avec des attaques de note, surtout dans le bas aigu,
un peu trop sèches, c’est-à-dire nanties d’un decay d’une brièveté qui manquait de naturel. Je comprends toutefois que cette même sècheresse puisse être perçue comme flatteuses pour le rendu des basses, en ce qu’elle donne une impression certaine de maîtrise dans la restitution de ce registre — mais ce n’est qu’une impression, comme je l’ai déjà signalé.
La dynamique relative des Ψ est très aplatissante. C’est particulièrement sensible dans les morceaux comme celui de Swell qui comprennent parfois, à un instant donné, une multitude de sources émettant à des volumes variables. Les intensités respectives des sources sont comme nivelées par les Ψ qui m’ont paru produire un tableau dynamique aussi étal que leur scène m’a semblé globalement frontale et étirée : il faut tendre l’oreille pour percevoir les subtilités de manipulation des potards à la prod et, à la longue, sur les morceaux les plus travaillés à la console, l’écoute de ces intras peut devenir réellement fatigante
La micro-dynamique des Ψ, en revanche, est d’excellente qualité. Ces intras ont un assez bon sens du groove sur le blues stoner de Karma to Burn et proposent une excellente scansion du signal sur la D’n’B trancey de Stiletto. Donc, sur toute l’étendue du spectre fréquentiel, les Ψ montrent selon moi beaucoup de musicalité dans le rendu des transitoires : c’est très fluide et très « exact » à la fois, sans aucune impression de floutage ni non plus de saccade. En ce domaine, leur précision n’est pas qu’un effet mais une réelle qualité.
De manière générale, les Ψ sont des intras résolvants… et cela jusqu’à l’excès. Leur restitution fourmille toujours de détail, au point de paraître à l’occasion trop « croustillante ». Curieusement, cela ne nuit pas à la musicalité de leur rendu mais évoque quand même un cliché exagérément accentué dans un logiciel de retouche photo : on ne sait plus si, comme je l’ai déjà remarqué, on entend réellement le signal musical ou sa composante de bruit — ou plutôt si, pour reprendre l’exemple des clappements de lèvre des chanteurs, cette composante de bruit n’est pas exagérée dans leur restitution.
Rendu des timbres
La fidélité aux timbres, on l’aura deviné, dépend de l’accord (ou du désaccord) entre le type de musique écoutée et la position de commutateurs choisie. Avec les switches activés, par exemple, les timbres m’ont paru bien distincts et caractérisés. Ainsi, dans morceau de John Tchicai & Vitold Rek, le saxo du premier m’a-t-il semblé nettement démarqué de la contrebasse du second : on sent bien les différences de rendu entre le son boisé de l’instrument à corde et les vibrations cuivrées de l’instrument à vent.
Maintenant, dans les deux positions de commutateurs, les Ψ offrent une restitution globalement trop acide pour pouvoir prétendre à une réelle fidélité timbrale.

CONCLUSION
Les Lime Ears Ψ sont des intras que j’ai trouvés trop travaillés, en un sens. J’ai bien compris que ces BA avaient pour vocation de sonner comme des hybrides ou, du moins, de pallier les limitations inhérentes aux armatures en empruntant aux drivers dynamiques certaines de leurs qualités. Ils y arrivent en partie, notamment dans le secteur fréquentiel des basses (et cela per se, sans recourir au « bass effect » qui aurait au contraire tendance à bousiller la restitution de ce registre et dont en conséquence je ne saurais recommander l’achat, même s’il améliore par ailleurs le rendu des voix).
Cependant à force de vouloir concilier les inconciliables — rondeur et résolution, corps et détail, musicalité et précision —, les concepteurs des Ψ ont fini par produire une sorte de monstre de Frankenstein d’apparence assez disparate, décousue, qui ne peut réellement séduire que dans certains états de stupeur (comme durant la phase d’endormissement par exemple) permettant de passer outre leurs défauts majeurs et persistants dans les deux configuration de commutateurs : une signature trop claire qui verse dans l’aigreur, un spectre disjoint, un soundstage incohérent (soit engageant mais trop plat, soit un peu plus profond mais tubulaire et distancié).
En tout cas, pour moi, les Lime Ears Ψ ne sont pas à la hauteur de leurs ambitions ni, naturellement, à celle de leur prix. Je situe personnellement leur valeur à un dixième de leur tarif actuel et ne les recommande qu’à ceux qui voudraient des KZ moins chinois et/ou beaucoup plus onéreux.
Dernière modification par DarkZunicorn le 27 juin 2020 21:40, modifié 3 fois.
Hiby R5Alambic Ears Jaws II avec Azla SednaEarfit Crystal et Effect Audio Grandioso P-EA 4.4 MM
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sausalito
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Message par sausalito »

Merci DZ pour ce retour :jap:
J'ai appris grâce à toi que mes deux heures passées avec les psi étaient beaucoup trop courtes pour m'en faire une idée juste, (mais ça je m'en doutais) .
J'ai également appris que j'étais probablement dans un état de stupeur pendant ces deux heures, et ça je ne m'en étais pas aperçu mais c'est logique :mrgreen: :loool:
Combo actuel : AK SP 2000 + Oriolus Traillii+Sedna crystal

Devise "Je me demande si je ne fais pas une connerie en le vendant."
]Mon Best of,donc subjectif,sans prétention et sujet à de nombreux changements au fil des (ré)écoutes avec du matos différent et de l'évolution de mes gouts. Et si j'avais la possibilité de réécouter des intras tel que TG 334 ou Melody Miracle, le classement pourrait changer !

IEM/CIEM (75 essayés)
1: Oriolus Traillii / Alambic ears Mentawai
2: Vision ears VE8/ MMR Thummin
3: Vision ears Erlkonig/ Alambic ears noosa
4: Soundwriter/ Inear Promission X
5: Sony ier-z1r
6: QDC Anole VX/Rhapsodio Infinity MK2
7: 64 audio 12t/vision ears Elysium/ Ambient acoustics Mad 24
8: Jomo Flamenco
9: LCDi4
10: Zeus XR/ Earsonics EM 10
11: SHURE KSE 1500

DAP (32 essayés)
1: AK SP2000
2: Sony NW WM 1Z/ AK SP1000/ AKSP2000T
3: Sony NW WM1A mod "Mr Walkman"
4 Lotoo Paw Gold
5: cowon p2
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Message par DarkZunicorn »

Je pense surtout que nous n'avons pas les mêmes sensibilités. Peut-être te retrouveras-tu plus dans le feedback (excellent) de l'ami Td310 : http://www.tellementnomade.org/forum/vi ... 58#p785080 ;-/

A part le fait que ce retour est avant tout et quasi-exclusivement l'expression de ma seule subjectivité (ce qui, j'en suis sûr, ou du moins je l'espère, peut déjà renseigner certains), son autre grosse limitation est l'absence de comparaison avec un autre triple BA, tuné différemment de préférence. J'ai failli m'acheter une paire de ThieAudio voyager 3 pour cela (et aussi parce que j'apprécie énormément les Legacy 3 de la même marque), mais bon, comme beaucoup ici, il faut quand même que j'économise un peu sur l'audio pour financer mes vacances... 8-)
Dernière modification par DarkZunicorn le 26 juin 2020 21:33, modifié 1 fois.
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Message par jprenaud78 »

DarkZunicorn a écrit :Je pense surtout que nous n'avons pas les mêmes sensibilités. Peut-être te retrouveras-tu plus dans le feedback (excellent) de l'ami Td310 : http://www.tellementnomade.org/forum/vi ... 58#p785080   ;-/
Exactement pas les mêmes sensibilités. Comme annoncé ces psi ne correspondent pas à ce que j’écoute pour autant et c’est ce que je crois avoir compris ils ont essayé de concilier différentes qui ne t’ont pas convaincu.
Merci DZ pour ce retour. Je ne me rappelle pas si tu fais le tour pour les VE 3.2 toujours 3ba et plus cher que mes psi?
DAP: Sony WM1A mode 1Z + Sony A15
DAC/AMP: Pionner U 05 S + Luxury Precision W2
IEM: Oriolus Forsteni + Oriolus mk2 (Lavricables grand silver) + Onkyo E900M + AK T8IE (Nobunagalabs Cochou) + JAWS Tuned (Nicehck BlueComet)
CASQUE: Meze 99 Noir Yaxi Pads (silver Meze) + Focal Elear Drop Pads (Beyerdynamic) + Hifiman He400i
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DarkZunicorn
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Message par DarkZunicorn »

Non, je n'avais hélas le temps que de tester les Lime Ears avant les vacances... :(
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jprenaud78
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Message par jprenaud78 »

Encore merci pour ce retour en toute franchise ^^
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IEM: Oriolus Forsteni + Oriolus mk2 (Lavricables grand silver) + Onkyo E900M + AK T8IE (Nobunagalabs Cochou) + JAWS Tuned (Nicehck BlueComet)
CASQUE: Meze 99 Noir Yaxi Pads (silver Meze) + Focal Elear Drop Pads (Beyerdynamic) + Hifiman He400i
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